« C’est la première fois que j’ai cette étiquette de favori »

Fabien Henry à la barre d'un Figaro Bénéteau II

Le Tour de France à la Voile s’est élancé de Dunkerque samedi dernier. Pour la 13ème année, Fabien Henry prend le départ mais il fait partie cette fois de l’équipage de Groupama, grand favori de l’épreuve estivale. Fabien, vainqueur de la dernière édition, livre ses impressions à quelques heures du départ.

Interview de Fabien Henry :

C’est ton 13ème Tour de France à la Voile, est-ce que celui-ci est différent des autres ?

Je commence à avoir une bonne expérience du Tour et cette année, j’ai moins de choses à faire que les années précédentes. Je suis plus détendu, moins fatigué, ça me permet d’être à 120 % de mes moyens. On a beaucoup navigué en début de saison avec la Coupe du Printemps mais j’ai à chaque fois eu du temps pour me reposer. L’équipage a beaucoup évolué ces derniers mois. Franck s’est approprié le bateau, c’est top.

Comment vis-tu ce statut de favori que l’on colle à votre équipage ?

Pour ma part, c’est la première fois que j’ai cette étiquette de favori. Même si on n’a pas tout gagné cette saison, on a tellement dominé la dernière étape (la Normandy Sailing Week, ndlr) qu’on la mérite. Cela dit, il ne faut pas s’endormir non plus, la course dure un mois. Si on rencontre un souci technique ou qu’on a une petite période de mou, les pendules seront très vite remises à zéro.

Y a-t-il une partie du parcours que tu attends particulièrement ?

Je vis la partie Méditerranée différemment des autres, surtout la fin. J’espère que l’on sera en tête pour bien fêter ça. J’espère qu’on va gagner ce Tour pour montrer que ça vaut le coup de miser sur nous, c’est-à-dire les anciens de TPM. En plus, une victoire donnerait un coup de boost à mon projet Figaro. J’attends aussi avec impatience la grande étape de 240 milles. Je pense que tout le monde l’appréhende un peu. On va passer Barfleur, le Raz Blanchard, le Four et la Pointe St Mathieu, je ne suis pas sûr qu’on ait déjà passé ces quatre endroits en une seule fois. Avant ça, Breskens / Dieppe va sûrement marquer les organismes. L’arrivée à Dieppe marquera un tournant dans le Tour.

C’est la deuxième année qu’A.S.O. organise le Tour, quel est ton sentiment ?

On sent que cette année encore, le Tour monte d’un cran. On voit des médias qui ne se déplaçaient pas d’habitude, comme l’Equipe, Eurosport ou d’autres. Le village est bien organisé et la caravane mise en place cette année participe à l’ambiance.